Tourmenter (verbe)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

Faire souffrir quelque tourment de corps. "On l'a si horriblement tourmenté qu'il en est mort."
Il se dit également des Douleurs causées par la maladie, par une opération chirurgicale ou par quelque moindre accident. "Il est tourmenté" "de la goutte. Il a depuis quelque temps des douleurs rhumatismales qui le tourmentent jour et nuit. Les mouches tourmentaient ce cheval."
Il signifie, au figuré, Donner de la peine, des tracas, du souci. "Ces enfants tourmentent fort leur père. Son procès le tourmente. Que cela ne vous tourmente point. Être tourmenté de remords, par les remords."
Il signifie aussi Importuner beaucoup, harceler. "Cet homme me tourmente avec ses visites, ses lettres, ses demandes continuelles. Ses créanciers le tourmentent tous les jours."
SE TOURMENTER, S'inquiéter. "À quoi sert de vous si fort? Il ne faut pas se pour si peu de chose. Ne vous tourmentez point de cela, pour cela."
Le TOURMENTÉ s'emploie adjectivement et signifie Qui porte la trace de tourments, de douleurs, d'inquiétudes. "Un visage tourmenté."
Il signifie aussi Qui porte la trace d'efforts, qui est compliqué, contourné, qui manque de simplicité. "Style tourmenté. Dessin tourmenté."



Dictionnaire d'Emile Littré

Verbe 



 1   Faire souffrir quelque tourment corporel, quelque supplice.
CORN.: « Et depuis tant de temps que nous les tourmentons [les chrétiens], Les a-t-on vus mutins ? les a-t-on vus rebelles ? »
FONTEN.: « Jeta dans les prisons ou envoya en exil, ou fit cruellement un assez grand nombre de personnes »

 2   Causer de la douleur en parlant d'une maladie ou de tout autre accident. La goutte le tourmente. Nous étions tourmentés de cousins.

 3   Fig. Donner des peines d'esprit.
BOSSUET: « Il faut surtout observer de ne pas sa tête »
J. J. ROUSS.: « Ce n'est point le présent que je crains, c'est le passé qui me tourmente »
P. LEBRUN: « Un désir inquiet tourmentait ma jeunesse »
BARTHÉLEMY: « Ô mon fils ! les hommes ont vécu pendant plusieurs siècles dans une ignorance qui ne tourmentait point leur raison »
    Absolument.
HAMILT.: « Maudite jalousie ! poursuivit-il, plus cruelle encore pour ceux qui tourmentent que pour ceux qui sont tourmentés ! »
    Tourmenter sa vie, se donner bien de la peine de corps et d'esprit.
VOLT.: « Oui, je suis las de ma vie »

 4   Importuner, harceler. Cet homme me tourmente avec ses visites. Ses créanciers le tourmentent.
RAC.: « Cessez de une âme infortunée »
D'ALEMB.: « Je ne puis croire que vous cherchiez à le [J. J. Rousseau] dans sa solitude, où il est déjà assez malheureux par sa santé, par sa pauvreté, et surtout par son caractère »
    Terme de manége. Tourmenter son cheval, le châtier, ou l'inquiéter mal à propos.
TALLEMANT DES RÉAUX: « Le roi [Louis XIII] prit amitié pour Saint-Simon, à cause... qu'il ne tourmentait pas trop ses chevaux »

 5   Agiter violemment. La mer tourmenta longtemps notre vaisseau. Ce cheval tourmente son cavalier.
DELILLE: « Il [le vent] frappe, élève, abaisse et tourmente les ondes »

 6   Déjeter.
GENLIS: « La sécheresse dessèche les futailles, les tourmente, et fait transsuder le vin »

 7   Forcer.
GILB.: « Et, tourmentant sa voix pour appeler son frère, Lui pardonne des yeux et meurt »

 8   Travailler avec effort.
DELILLE: « Les champs te prodiguaient leurs tributs volontaires : Il faudra un avare terrain »

 9   Tourmenter un auteur, un texte, vouloir leur faire dire autre chose que ce qu'ils disent.
DIDER.: « Une chose qui me surprend toujours également, c'est l'infatigable et cruel acharnement à Tacite pour trouver des torts à Sénèque »

 10   Terme d'art et de littérature. Retravailler de telle façon que l'effort se fasse sentir.
DIDER.: « L'artiste a tant consulté, si changé, si tourmenté sa composition, que je ne sais plus ce qu'il en reste »
MARMONTEL: « Boileau a tourmenté cet endroit de son poëme [le Lutrin] ; il avait mis d'abord un horloger à la place du perruquier ; il trouva que le personnage n'était pas assez comique, il changea et ne fit pas mieux »
    Terme de peinture. Tourmenter des couleurs, les frotter après les avoir couchées. Tourmenter un dessin, le surcharger de traits.

 11   Se , v. réfl. Se remuer, s'agiter. Ce cheval se tourmente.
BOSSUET: « Elle [l'âme] se tourmente comme dans un songe ; on veut parler, la voix ne se suit pas.... »
BUFF.: « Les cris redoublés de leur conductrice [poule ayant couvé des canards] qui, du rivage, les rappelle en vain, en s'agitant et se tourmentant comme une mère désolée »
DIDER.: « Le troisième se tourmentant sur sa chaise, cherchant une bonne posture et n'en trouvant point »

 12   Se déjeter. Le bois neuf se tourmente beaucoup.
BRISSON: « Il est bien difficile d'empêcher que les barreaux ne se tourmentent, quand on les trempe »

 13   Se donner bien de la peine, s'inquiéter.
SÉV.: « Voyez comme il est bon de se un peu pour avoir des places »
BOSSUET: « Ceux de Zurich.... s'en plaignent [d'un accord sur la cène] à Luther, qui se tourmente beaucoup pour les satisfaire »
BOSSUET: « Elle [l'âme] se tourmente de voir son bien si détaché d'elle-même, si exposé au hasard, si soumis au pouvoir d'autrui »
RAC.: « Vous cherchez, prince, à vous »
RAC.: « Pourquoi nous de leurs ordres suprêmes [des dieux] ? »
J. J. ROUSS.: « Il n'y a qu'une seule chose au-dessus de leur puissance [de mes ennemis], et dont je les défie : c'est, en se tourmentant de moi, de me forcer à me d'eux »
    Se à.
BOSSUET: « Qu'on ne se tourmente pas à chercher, comme on a fait jusqu'ici, les articles fondamentaux [de la réforme] ; voici le fondement des fondements [que le pape est l'antechrist] »
    On a dit aussi : se de.
SÉV.: « Quand je me tourmente de vouloir vous inspirer ici la même attention [à votre santé] »
    Se qui...., se pour savoir qui....
BOSSUET: « Vous vous tourmentez qui aura la première place »

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Machab. II, 1: Tormente ceaus [ceux] qui nos grevent et nos font outraige
     Couci, XXIV: Se [je] seüsse de premiers à l'enprendre [la croisade] Que li congiés [départ] me tormentast ensi....
     DAME DE FAIELE, dans Couci: De ce sui au cuer dolente, Que cil [son amant] n'est en cest païs, Que si sovent me tormente, Ke je n'ai ne jeu ne ris
    XIIIème siècle
     Berte, CXXXIV: Joieusement [ils] chevauchent, n'est riens qui les tormente
     ib. CXI: N'aura [il n'y aura] homme en la terre qui de riens vous tormente
     ib. XLVI: Et Berte rentre el bois dolente et tourmentée
     la Rose, 5902: Gar que fortune ne t'abate, Comment qu'el te tormente et bate
     ib. 2913: Lors li ai dit : sachiés, biau sire, Amors durement [beaucoup] me tormente
    XIVème siècle
ORESME: « Il ne se muent ou deportent de leur ire, sans ce que ceulx contre lesquels il sont irez soient tormentez ou punis »
     Baud. de Seb. III, 251: Et la mer se tourmente, uns grans vens va levant
    XVème siècle
J. DE TROYES: « Et disoit que le diable la tourmentoit, et sailloit en l'air, crioit et escumoit, et faisoit moult d'autres merveilles »
    XVIème siècle
MONT.: « Le remors qui tormente la conscience de Tibere »
AMYOT: « Il estima que la chose publique seroit moins agitée et moins tourmentée, quand elle seroit affermie et arrestêe avec ces deux cours [de justice] »
AMYOT: « Le sage medecin quelquefois aussi luy donne des medecines qui le travaillent et le tourmentent, pour le guarir »
AMYOT: « Son cheval s'effraya si estrangement, et se tourmenta tant qu'il jetta le consul la teste devant par terre »
AMYOT: « Estant la mer tourmentée, comme en la saison d'hvver »

ÉTYMOLOGIE
    Tourment ; provenç. tormentar, turmentar ; espagn. tormentar ; ital. tormentare.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


Faire souffrir quelque tourment de corps. "On l'a si horriblement tourmenté, qu'il en est mort."
Il se dit également Des douleurs causées par quelque maladie, ou par une opération de chirurgie, ou par la piqûre de quelque insecte, etc. "Il est tourmenté de la goutte, de la néphrétique. Il a depuis quelque temps une colique qui le tourmente jour et nuit. Les chirurgiens l'ont cruellement tourmenté. Les mouches tourmentaient ce cheval. Nous étions tourmentés des cousins."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie figurément, Donner de la peine, faire souffrir quelque peine d'esprit. "Ces enfants tourmentent fort leur père. Son procès le tourmente. Que cela ne vous tourmente point. Être tourmenté des remords de sa conscience, de remords, par les remords."
Il signifie aussi, Importuner beaucoup, harceler. "Cet homme me tourmente avec ses visites, ses lettres, ses demandes continuelles. Il ne fait que me . Ses créanciers le tourmentent tous les jours."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie encore, Agiter violemment. "Le vent tourmenta longtemps notre vaisseau. La mer était haute, et le vaisseau fut rudement tourmenté, fut longtemps tourmenté de la tempête, par la tempête. C'est un cheval inquiet, et qui tourmente fort son cavalier."
"Tourmenter un ouvrage," Le retravailler avec un effort qui se fait sentir. "Cet ouvrage, ce tableau a été tourmenté." On dit de même, "Tourmenter son style."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



avec le pronom personnel, signifie, S'agiter, se remuer. "Tenez-vous en repos, ne vous tourmentez pas tant. Il n'a fait que se toute la nuit. Il se tourmentait fort. Ce cheval se tourmente."
Fig., "Ce bois se tourmente," Il se déjette.
Il signifie aussi, S'inquiéter, se donner bien de la peine de corps et d'esprit. "À quoi sert de vous si fort? Il ne faut pas se pour si peu de chose. Ne vous tourmentez point de cela, pour cela." On dit quelquefois, dans le même sens, "Tourmenter sa vie;" mais cette phrase vieillit.



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Verbe 


Faire souffrir quelque tourment de corps. "On l'a si horriblement tourmenté, qu'il en est mort".
Il se dit aussi Des douleurs causées par quelque maladie, ou par une opération de Chirurgie. Et c'est dans ce sens qu'on dit: "Il est tourmenté de la goutte, de la néphrétique. Il a depuis quelque temps une colique qui le tourmente jour et nuit. Les Chirurgiens l'ont cruellement tourmenté".
Il se dit aussi pour, Importuner, harceler. "Cet homme me tourmente sans cesse avec ses visites et ses lettres. Les mouches nous tourmentoient. Nous étions tourmentés de cousins".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Tourmenter, signifie aussi, Donner de la peine, faire souffrir quelque peine d'esprit. "Ces enfans tourmentent fort leur père. Ses créanciers le tourmentent tous les jours. Son procès le tourmente. Que cela ne vous tourmente point. Il ne fait que me . Être tourmenté des remords de sa conscience".



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Tourmenter, signifie aussi, Agiter violemment. "Le vent tourmenta long-temps notre vaisseau. La mer étoit haute, et le vaisseau fut rudement tourmenté, fut long-temps tourmenté de la tempête. C'est un cheval inquiet, et qui tourmente fort son cavalier".
On dit, "Tourmenter un ouvrage," pour dire, Le retravailler avec un effort qui se fait sentir. "Cet ouvrage, ce tableau a été tourmenté".



4ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Tourmenter, avec le pronom personnel. S'agiter, se remuer. "Tenezvous en repos, ne vous tourmentez pas tant. Il n'a fait que se toute la nuit. Il se tourmentoit fort. Ce cheval se tourmente. Ne vous tourmentez point de cela, pour cela".
Il signifie aussi, S'inquiéter, se donner bien de la peine de corps et d'esprit. "À quoi sert de vous si fort? Il ne faut pas se pour si peu de chose".
On dit encore en ce sens-là, "Tourmenter sa vie".
On dit, que "Du bois se tourmente," pour, qu'Il se déjette.



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


Faire souffrir quelque tourment de corps. "On tourmenta ce misérable à diverses fois. On l'a si horriblement tourmenté, qu'il en est mort. Les Tyrans faisoient cruellement les Chrétiens."
Il se dit aussi Des douleurs causées par quelque maladie, ou par l'opération des Chirurgiens. Et c'est dans ce sens qu'on dit, "Il est tourmenté de la goutte, de la néphrétique. Il a depuis quelque temps une colique qui le tourmente jour & nuit. Les Chirurgiens l'ont cruellement tourmenté."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie aussi, Donner de la peine, faire souffrir quelque peine d'esprit. "Ces enfans tourmentent fort leur père. Ses créanciers le tourmentent tous les jours. Son procès le tourmente. Que cela ne vous tourmente point. Il ne fait que me . Cet homme est importun, il me tourmente sans cesse. Être tourmenté des remords de sa consience."



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie aussi, Agiter violemment. "Le vent tourmenta long-temps notre vaisseau. La mer étoit haute, & le vaisseau fut rudement tourmenté, fut long-temps tourmenté de la tempête. C'est un cheval inquiet, & qui tourmente fort son cavalier."
On dit, qu'"On est tourmenté des mouches, des cousins," pour dire, qu'On en est incommodé.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Verbe 


Faire souffrir quelque tourment de corps ou d'esprit. "On tourmenta ce miserable à diverses fois, on l'a si horriblement tourmenté qu'il en est mort. les tyrans tourmentoient les chrestiens. il a une colique qui le tourmente. la goute le tourmente jour & nuit. il en est bien tourmenté. les Chirurgiens l'ont cruellement tourmenté en luy tirant la bale. Ces enfants donnent de la peine à leur pere, ils le tourmentent fort. ses creanciers le tourmentent tous les jours. son procez le tourmente. que cela ne vous tourmente point. il ne fait que me . cet homme est importun, il me tourmente sans cesse".
"Tourmenter," sign. aussi, Agiter violemment. "Le vent tourmenta long-temps nostre vaisseau. la mer estoit haute, & le vaisseau fut rudement tourmenté, fut long-temps tourmenté de la tempeste. c'est un cheval inquiet, & qui tourmente fort son homme".
On dit, qu'"On est tourmenté des mouches, des cousins," pour dire, qu'On en est incommodé.
"Se ". v. n. pass. S'agiter, se remuer. "Tenez-vous en repos ne vous tourmentez pas il n'a fait que se toute la nuit. il se tourmentoit fort. ce cheval se tourmente, & tourmente son homme par son alleure".
Il signifie aussi, Se donner bien de la peine de corps, ou d'esprit. "A quoy sert de vous si fort? ne vous tourmentez pas tant. il ne faut pas se pour les biens du monde, pour les affaires d'autruy. je ne veux pas m'en l'esprit. me l'esprit pour si peu de chose".
On dit, que "Du bois se tourmente," pour dire, qu'Il se dejette.




Emplacement dans le dictionnaire :

tourillon
tourisme
touriste
touristique
tourmaline
tourment
tourmentant
tourmenté
tourmente

tourmentin
tournage
tournant
tournante
tournasin ou tournassin
tournau !
tourné
tourne
tourne-à-gauche
tourne-case
tourne-dos




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)

...absoudra, en les blâmant, comme nous absolvons la grande révolution, tout en déplorant ses actes coupables et en stigmatisant ceux qui les ont provoqués. Mon dieu ! C'est perdre son temps que de se tourmenter sur ces problèmes. Ils sont spéculativement insolubles : ils seront résolus par la brutalité. C'est raisonner sur le cratère d'un volcan, ou au pied d'une digue, quand le flot monte. Bien des fois...


Citation n°2 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)

...avoue que ces maximes étaient bonnes et bienfaisantes. Le pouvoir a toujours été la mesure de la tolérance de l'église. En vérité ceci n'est point un reproche : cela devait être. On a tort de tourmenter les orthodoxes sur l'article de la tolérance. Demandez-leur de renoncer à l'orthodoxie, à la bonne heure ; mais ne leur demandez pas, en restant orthodoxes, de supporter l'hétérodoxie. Il s'agit...


Citation n°3 de Anatole FRANCE (Le Lys rouge)

...Il s'agissait bien de bouderie, maintenant ! Le sujet de leur querelle lui était devenu si indifférent qu'elle avait besoin de réflexion pour se le rappeler. Oh ! Non, elle n'avait plus envie de le tourmenter. Combien, au contraire, elle se sentait douce envers lui ! Voyant qu'il l'aimait avec confiance, dans une tranquillité têtue, elle s'en attristait et s'en effrayait. Il n'avait pas changé, lui. Il...


Citation n°4 de Anatole FRANCE (Le Lys rouge)

...autour de moi. Elle lui demanda quelles idées c'était. Il répondit : -ma bien-aimée, je te l'ai déjà dit : il faut que je t'oublie toi-même en toi. Quand tu seras partie, ton souvenir viendra me tourmenter. Il faut bien que je paie le bonheur que tu me donnes. Chapitre XXVIII : a mer bleue, semée d'écueils roses, jetait mollement sa frange argentée au sable fin de la grève, le long de l'amphithéâtre...


Citation n°5 de Jules LEMAÎTRE (Les Contemporains : première série)

...affranchit plus ; du moins il en reste toujours quelque chose. Puis, outre l'éducation reçue, on subit malgré soi, plus ou moins, l'esprit de quatre-vingts générations qui toutes ont eu ce pli de se tourmenter d'une autre vie et de placer leur idéal en dehors de la vie terrestre. il ne faut savoir que ce que l'on voit, sentir que ce que l'on ressent... les seules leçons que reçut mon enfance furent celles...


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